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Une témoin blanche maquillée en noire relance le débat sur le blackface

Capture d'écran Sept à Huit


TF1 a-t-elle eu recours à la pratique du blackface pour garantir l’anonymat de la personne mineure qu’elle interviewait? Depuis dimanche, la séquence où l’on voit Nina, 17 ans, témoigner dans Sept à huit de son viol et de son expérience de la prostitution fait polémique: pour protéger son identité, la production a choisi de lui faire porter une perruque afro et de lui foncer la peau. Un choix qui pourrait s’apparenter à un blackface et qui constitue un vestige de l’époque ségrégationniste et colonialiste particulièrement raciste.

Sauf que le présentateur et rédacteur en chef de l’émission, Harry Roselmack, a lui-même démenti cette hypothèse dans une tribune publiée par l’AFP hier soir. “Nous ne sommes pas dans une démarche d’agrément, de divertissement, de moquerie, de stigmatisation. C’est un maquillage destiné à préserver au mieux l’anonymat d’une personne mineure qui témoigne d’un vécu qui pourrait lui porter préjudice, écrit-il. Nous ne sommes donc pas dans une démarche constitutive d’un blackface.” Le mois dernier, une vidéo virale avait mis en lumière le racisme ordinaire de plusieurs employé·e·s du Slip Français grimé·e·s en personnes noires. Ces nouvelles images relancent le débat autour de la pratique du blackface et montrent qu’il y a encore beaucoup de stéréotypes à déconstruire.


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