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Le Cheek Point

Les hijras, ces femmes indiennes nées dans un corps d'homme

Capture d'écran de l'article du Monde


On a lu pour vous cet article du Monde consacré aux Hijras, des femmes indiennes nées dans un corps d’homme, et on vous le recommande. 

Rendez-vous était donné à un carrefour du nord de New Delhi. Un capharnaüm inextricable, de camions, voitures, scooters, rickshaws, où le piéton joue à chaque instant son destin. Samira, de son pas chaloupé, a franchi la mêlée sans hésitation pour emprunter un entrelacs de ruelles poussiéreuses, sous le regard inquisiteur ou hypnotisé des passants. Quelques centaines de mètres plus haut, elle s’est engouffrée dans un étroit passage. Au rez-de-chaussée d’un immeuble, assises en tailleur l’attendaient ses amies, apprêtées, maquillées, drapées dans des saris colorés. Samira, Piya, Karina, Morni sont des hijras, des femmes nées garçons. Une communauté très ancienne en Inde, transgressive, tantôt respectée, tantôt redoutée et méprisée. Alors qu’elles furent un temps les gardiennes des harems, elles furent classées comme ‘une tribu criminelle’ par les Britanniques en 1871.

Dans un reportage intitulé En Inde, le sort des hijras,prisonnières d’un corps inadéquat et publié sur Le Monde, la journaliste Sophie Landrin met en lumière ces femmes indiennes nées dans un corps d’homme. Si, en 2014, la cour suprême indienne a officiellement reconnu l’existence d’un “troisième sexe”, les hijras restent stigmatisées et souvent rejetées et sont un grand nombre à être touchées par le VIH. 

A lire le plus vite possible sur Le Monde


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