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“Framing Britney Spears”: à l'heure de #MeToo, les années MTV font froid dans le dos

Capture d'écran "Framing Britney Spears", The New York Times


La sortie du documentaire Framing Britney Spears, produit par le New York Times, a fait l’effet d’une bombe. En plus d’explorer l’emprise d’un père sur la carrière de sa fille, il pointe du doigt les dérives médiatiques dont elle fut l’objet. Alors que Britney et Beyoncé fêteront leurs 40 ans cette année, enquête sur le traitement parfois hallucinant réservé aux icônes pop par les supports d’information avant #MeToo. 

J’espère que cette nouvelle génération de femmes saura s’imposer et renverser les codes, déclamait la Française Pomme, sacrée artiste féminine de l’année aux dernières Victoires de la Musique. Quelques jours auparavant, elle révélait courageusement dans Mediapart avoir été harcelée alors qu’elle n’était qu’une adolescente. Désormais, les artistes de la musique, à l’image d’Adèle Haenel pour le cinéma, hésitent de moins en moins avant de se lever et de se casser. L’omerta serait-elle en train de se fissurer à l’heure où l’on assiste à un #MusicToo?  Si la nouvelle génération de filles indépendantes a grandi avec les pop stars des années 90 et 2000 au girl power affirmé, ce dernier cachait des coulisses bien moins lisses. Dans leurs clips, elles semblaient libres et fortes, chantant une sexualité débridée et une autonomie triomphante. Backstage, des flopées d’hommes tiraient les ficelles tandis que les médias de l’époque prenaient parfois des airs de hordes de loups avides de scoops sur leur vie intime. C’est ce constat amer qu’on prend en pleine figure en regardant le documentaire Framing Britney Spears produit par le New York Times et mis en ligne au début du mois.

En plus de détailler les dessous de la tutelle du père de la chanteuse sur sa vie et sa carrière, le film met en lumière un déferlement de questions problématiques. Un journaliste juge bon de commenter la virginité présumée de l’interprète -mineure- de Baby One More Time. Un autre lance: “Tout le monde ne parle que de ça… vos seins.” La vie sexuelle d’une jeune fille est ainsi débattue publiquement, sans pudeur, la plupart du temps par un boys’ club d’hommes âgés. Une indiscrétion folle dont la presse prend aujourd’hui à peine la mesure. Comme l’écrivait le Washington Post au début du mois de février: “Les médias -les tabloïds autant que les journaux plus prestigieux- ont traqué des jeunes femmes comme Britney Spears pour leur arracher des détails intimes, avant de les rabaisser et de les attaquer sur ces détails.

 

 

Culture trash

On se souvient, qu’enfant puis ado, on assistait, sans tout comprendre, aux tentatives des journalistes et des photographes pour déstabiliser les stars féminines alors que leurs pendants masculins pouvaient tranquillement arborer des ventres mous, des coupes de cheveux douteuses (comme les noodles sur la tête de Justin Timberlake) ou faire des playbacks sans qu’on en prenne ombrage. Un double standard qui ne date pas d’hier. Sophie Rosemont, journaliste musicale et autrice de Girls Rock, rappelle: “Si on remonte dans les années 60, quand une femme partait sur la route pour tenter sa chance dans la musique, elle risquait le mépris de sa famille, de son entourage, de sa ville. Si elle ne réussissait pas, on la traitait de ‘pute’ de l’entertainement pour avoir voulu être une femme indépendante. Alors que si un homme voulait devenir le nouveau Elvis, et qu’il n’y parvenait pas, c’était un héros audacieux. Cette différence de points de vue a continué à exister les décennies suivantes. Une artiste femme était jugée hystérique si elle se droguait là où l’homme était torturé et barré. Une femme qui s’isolait était une sorcière, une misanthrope (le syndrome Kate Bush) et l’homme se comportant de même, un génie mystérieux et solitaire. Comme Maria Callas et Billie Holiday, Mariah Carey était perçue comme une diva pour ses excès ou ses caprices, tandis que plein d’artistes d’hommes faisant la même chose étaient loués pour leur caractère.  Sans parler des histoires de Don Juan d’un côté, fille facile de l’autre.

Si on fait la liste des reproches adressés aux femmes artistes par les médias et dans la foulée par le public, elle nous donne un pincement au cœur. Britney Spears et Lindsay Lohan ont été traitées de folles, Paris Hilton de débile, Beyoncé de bitch, P!nk de fille agressive. Courtney Love a été détruite par le Vanity Fair US qui l’accusait de s’être droguée au début de sa grossesse. Whitney Houston, elle, n’a pas pu vivre sa sexualité comme elle l’entendait. Christina Aguilera et Alicia Keys ont été jugées trop grosses tout comme on a commenté la taille du booty de Shakira et de J.Lo, l’âge de Madonna et son corps trop musclé. On a photographié Amy Winehouse débraillée, le regard dans le vide. Appelant à l’aide?

“Ce sont des stars qu’on a vu grandir, dont on a vécu le passage de préado à ado puis à jeune adulte. Cela a conduit à un regard inquisiteur: on pense avoir le droit de tout savoir sur elles comme si elles nous appartenaient.”

Jennifer Padjemi, journaliste et autrice de Féminismes et Pop Culture (qui sortira le 17 mars aux Editions Stock) analyse: “Les années 2000, c’est la période trash de la pop culture. Tous les médias, y compris les plus sérieux, sortaient des articles dignes des tabloïds sur la vie privée des pop stars et des célébrités de la télé-réalité. Les paparazzis aussi sont allés très loin, en scrutant les people sortant de boîte de nuit ivres. Les managers de Britney l’ont présentée comme une femme-enfant sexy, en mini jupe, avec des couettes. Et les journalistes ont vu là du pain béni, s’engouffrant dans les questions sur cette image mi-enfant, mi-femme. En fait, que ce se soit Britney Spears, Christina Aguilera ou Lindsay Lohan, ce sont des stars qu’on a vu grandir, dont on a vécu le passage de préado à ado puis à jeune adulte. Cela a conduit à un regard inquisiteur: on pense avoir le droit de tout savoir sur elles comme si elles nous appartenaient. Ce jugement accompagné de mépris était accentué par le fait que ces artistes venaient souvent de l’univers Disney, et qu’elles étaient populaires. Et que c’était considéré comme de la ‘sous-culture’.

 

Gladiateur sacrifié

À cette époque, il existe également une totale méconnaissance des problèmes de santé mentale -Britney Spears est bipolaire mais on ne sait pas en parler- ou de notions comme la dépression post-partum. Plutôt que de chercher à comprendre pourquoi l’interprète de Oops…! I did It Again adopte un comportement erratique, on la condamne ou on blague de façon douteuse à son sujet. Un an après l’épisode du crâne rasé qui a lieu en 2007, un site va jusqu’à prendre les paris sur la date de la mort de Britney ainsi que sur celle d’Amy Winehouse.

Illana Weizman, autrice de Ceci est notre post-partum, qui a versé quelques larmes devant Framing Britney Speras, remarque: “La mère de Britney a révélé dans un livre qu’au moment où on voit sa fille craquer en 2007, elle souffrait de dépression post-partum. Ce moment de chaos et d’ébranlement identitaire arrive brusquement chez les jeunes mères et est complètement tabou à cette période. Même quand on n’est pas Britney, c’est difficile à vivre. Alors on imagine ce que ça peut donner si on est constamment sous le feu des projecteurs. Elle a enchaîné deux grossesses, elle était au bord du gouffre et scrutée en permanence. On lui reprochait d’être une mère irresponsable quand elle conduisait avec son nourrisson sur les genoux, en 2006 mais elle fuyait alors les paparazzis.” Le documentaire Framing Britney Spears revient en effet sur cet épisode et en donne les clés: la chanteuse prend le volant ce jour-là pour échapper aux photographes et protéger son enfant. “En détresse, on pense moins aux gestes de sécurité, poursuit Illana Weizmann. En fait, les médias la rendaient dingues et l’affichaient comme folle dans une sorte de cercle vicieux. Ils disaient qu’elle n’avait pas les nerfs pour être mère alors qu’ils la poursuivaient. Ça arrive à toutes les mères le type d’accident où l’enfant glisse un peu de sa poussette sauf que Britney, elle, était constamment sous l’œil du public. Par contre, si elle faisait la fête ou travaillait, alors c’est qu’elle ne s’occupait pas de ses enfants. En fait, Britney Spears cristallise toutes les injonctions faites aux femmes sur un continent puritain: il faut qu’elle soit vierge et en même temps la petite fiancée de l’Amérique et une bonne mère. Je la vois comme une sorte de gladiateur sacrifié.”

 

La responsabilité du boys’ club

Il faut ajouter aux mesquineries médiatiques l’attitude parfois dégradante des artistes masculins. Pour un Adam Levine qui demande en 2012 qu’on laisse Christina Aguilera tranquille concernant son poids, combien de stars de la pop, du rock, du rap et d’autres genres musicaux ont contribué à les tirer vers le bas? Pendant des années, Justin Timberlake a slutshamé son ex, Britney, l’accusant de leur rupture, comme le montre bien le documentaire Framing Britney Spears. Les paroles de sa chanson Cry me a river, évoquent un homme meurtri par l’infidélité de sa petite amie (#pauvrechou). Le même Timberlake est responsable du nipplegate de Janet Jackson lors de la cérémonie du Super Bowl de 2004, qui a contribué à couler la carrière de la star, suite à l’apparition d’un sein dénudé provoquée par un geste du chanteur sur scène. Face au déferlement de ressentiment à l’encontre de ce dernier, la twittosphère a exigé des excuses de la part de Justin Timberlake. Il s’est finalement exécuté début février sur Instagram, déclarant: “J’ai bénéficié d’un système qui favorise la misogynie et le racisme.

 

 
 
 
 
 
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Sauf que les excuses d’un ex qui se réveille presque 20 ans après sont loin de gommer des décennies d’aberrations proférées envers la génération des femmes qui ont réussi dans l’industrie du divertissement. En 2000, Eminem faisait ainsi un tube, The Real Slim Shady, avec ces mots: “Vous voulez que je m’assoie à côté de Britney Spears? / Putain, Christina Aguilera ferait mieux d’échanger de place à avec moi / Pour que je puisse m’asseoir entre Carson Daly et Fred Durst / Et les écouter se disputer pour savoir lequel elle a sucé en premier.” Et la critique semblait trouver ça assez punk malgré les plaintes des féministes de l’époque concernant un texte prônant la culture du viol. Devait-on vraiment célébrer les lyrics d’un rappeur qui avait fait de l’insulte, en particulier de l’insulte aux femmes à succès (Lauryn Hill, Mariah Carey et Kim Kardashian), sa marque de fabrique?

 

 

Souvent, hélas, c’étaient aussi les femmes qui faisaient preuve entre elles, dans les années 90 et 2000, d’une certaine défiance contrastant avec la sororité affichée par des groupes comme les Spice Girls, TLC ou les Destiny’s Child. Elles se tiraient dans les pattes par interview ou chanson interposée. P!nk se moquait ainsi de Jessica Simpson, Lindsay Lohan et Paris Hilton dans le clip de Stupid Girls sorti en 2006. Ce ressentiment s’expliquait peut-être par la façon dont son producteur avait essayé de changer son image considérée comme trop tomboy à ses débuts. En 2001, P!nk chantait ainsi dans le morceau Don’t Let Get Me: “You’ll be a pop star / All you have to change is everything you are / Tired of being compared to darn Britney Spears / She’s so pretty, that just ain’t me.

Rencontrée il y a quelques semaines, Camélia Jordana nous avouait à quel point, quand elle a commencé, la sororité n’était pas de mise dans le milieu de la musique: “On nous a expliqué que chaque femme était un danger pour l’autre et on a internalisé les concepts de concurrence, de jalousie, de comparaison. On est devenues misogynes de manière inconsciente parce qu’on nous disait que les autres femmes étaient des rivales. Depuis que je suis adolescente, on me dit que les autres filles vont me prendre ma place dans la lumière. Alors que c’est complètement idiot et que ça constitue une perte de temps par rapport aux combats qu’on a menés entre femmes.

 

Un silence assourdissant

Le paysage pop des années jean neige/crop top ressemblait à un sacré panier de crabes. Et l’une des questions qui revient en boucle sur les réseaux sociaux à ce sujet, depuis la diffusion du documentaire sur Britney Spears le 5 février dernier, c’est: pourquoi les stars de la pop ne se sont pas plaint à l’époque de ce qu’elles vivaient?  On voudrait brûler ces icônes pour ne pas avoir affiché clairement leur féminisme (en formulant le mot) et leurs combats contre les injustices dans des prises de paroles franches. Mariah Carey a attendu des années avant de sortir une autobiographie expliquant que son patron de label et ex-mari la manipulait. Alicia Keys parle depuis peu de ses débuts où on lui suggérait de déboutonner quelques boutons de sa chemise. Björk avoue avoir attendu 10 ans avant d’oser se plaindre en public du manque de considération sur son statut d’autrice de chansons. 

L’artiste était considéré·e comme un objet, un produit aux prises de paroles contrôlées. Encore plus quand il s’agissait d’une femme.

Pour comprendre leurs peurs, il faut se replonger dans le contexte global de la pop culture des années 90 et 2000. Lola Levent, journaliste musicale et activiste qui offre des ressources aux victimes de violences sexistes ou sexuelles dans la musique à travers son association DIVA note: En ce qui concerne  ces années-là, il suffit de voir les documentaires sur Paris Hilton, celui sur Taylor Swift, de lire Pas là pour plaire! Portraits de Rappeuses de Bettina Ghio et de regarder les Cheetah Girls pour avoir un aperçu de comment les choses se déroulaient. L’image des femmes artistes était façonnée par les puissants de l’industrie, soit des hommes blancs, cisgenres, bourgeois. Peut-être que ce n’était pas le cas de toutes, mais beaucoup étaient manipulées. On décidait de leur carrière pour elles. Beaucoup de musiciennes, comme Ke$ha ou Lily Allen, étaient muselées par les professionnels qui les entouraient.

 

 

Des histoires de contrats, au même titre que des stratégies de dissuasion plus informelles et implicites ont facilité l’omerta autour de leurs récits. Et la question devait se poser de savoir comment le public recevrait ces informations. Ce qui a eu lieu pour Britney me rappelle ce qui s’est passé pour Diam’s chez nous. J’ai suivi la carrière de Lio depuis mon enfance: comment se fait-il que je n’entende que maintenant son expérience traumatisante avec certains hommes de la filière? S’était-elle tue ou avons-nous fait la sourde oreille? Les rapports de force entre les hommes et les femmes de cette industrie peuvent être très durs: c’est très facile pour un homme d’utiliser son pouvoir, son influence, son argent et son autorité pour décourager une victime de parler, ou même de seulement mettre fin à une collaboration professionnelle. Et l’auto-production et le fait de percer de façon indépendante, c’était beaucoup plus galère à l’époque, donc ça réduisait considérablement les chances d’une femme qui voulait se lancer de trouver son autonomie.

Sophie Rosemont ajoute: L’omerta était très forte dans le milieu à l’époque car il n’y avait presque que des hommes en maisons de disques, à tous les niveaux décisionnels, que ce soit en tant que chefs de projets, producteurs, etc. Il arrivait souvent qu’un réalisateur se pointe, fasse deux ou trois trucs sur un album et en récolte ensuite les lauriers. L’artiste était considéré·e comme un objet, un produit aux prises de paroles contrôlées. Encore plus quand il s’agissait d’une femme.” Jennifer Padjemi rappelle également qu’il y a “toujours ce moment où la pop star acquiert assez de pouvoir pour sortir l’album de la renaissance, de l’émancipation celui qu’elle impose à sa maison de disques et qui se vendra peut-être moins comme le Lemonade de Beyoncé ou l’Anti de Rihanna. C’est comme un doigt d’honneur à la case où on les a mises jusque-là. Elles disent ‘fuck, maintenant je fais la musique que je veux, je vis ma vie comme je l’entends et je récupère la narration.’

Il faut aussi tenir compte de la difficulté de prendre la parole dans une ère où Instagram et Twitter n’existaient pas. Avec les réseaux sociaux, les stars ont pu avoir la main sur leur storytelling. Ce n’est plus seulement les médias qui les racontent mais elles-mêmes à travers des selfies ou des mot choisis.

 

Féministes malgré tout

Mais le silence des femmes riches et célèbres de l’époque ne doit en aucun cas remettre en cause leur féminisme. Car ces artistes ont bel et bien fait bouger les choses, même si elles n’employaient pas le “F-word”.

 

 
 
 
 
 
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En chantant l’empowerment, l’indépendance, le girl power, Britney et ses sœurs ont ouvert des portes à beaucoup de femmes. Lola Levent se souvient: “Quand j’étais préado, je saignais les albums de Lady Gaga, Shakira et Rihanna. Je me rappellerai toute ma vie de la première fois que j’ai découvert le clip de Umbrella à la télé. Leur musique et leurs clips nous inspiraient. Ma génération a grandi avec elles et on les a vues prendre de plus en plus position sur des sujets politiques, comme le racisme systémique ou les violences sexuelles. Le speech de P!nk à sa fille aux MTV VMA en 2017 m’avait bouleversée en tant que discours, mais aussi parce que j’ai écouté cette artiste toute ma vie et que les fils jusqu’ici invisibles de la sororité me sont tout d’un coup apparus. En tant qu’artistes, leurs messages peuvent se transmettre de mille et une façons et c’est ce qui donne à ces figures une puissance unique. Elles font beaucoup. Mater une story de Cardi B et lire un livre de Paul B. Preciado sont deux choses également inspirantes.

“Ces femmes ont été des role models de près ou de loin.”

Les artistes doivent également beaucoup à ces pionnières. Charlie Red du groupe Freak Injection qui a repris Toxic de Britney Spears explique que la chanteuse “a apporté la possibilité de repousser les limites, de se réinventer et de pouvoir sans honte explorer ce qui sommeille en nous. Elle a mélangé des styles tout en gardant le sien. Le fait de la voir évoluer avec aisance donne envie de s’explorer soi-même. On remarquera que malgré ses moments de faiblesse, le public n’a jamais cessé d’être auprès d’elle. Cela montre que nous avons toutes des facettes à redécouvrir en nous et que si on reste sincère, le public suivra.

L’étoile montante du r’n’b français Joanna qui vient de sortir un morceau Sur Ton Corps qui chante le désir sur fond de clip pornographique onirique admet l’influence de Sevdaliza, Lana Del Rey et Mylène Farmer mais aussi des pop stars comme Beyoncé et Rihanna. “Ce sont des femmes qui ont fait partie de mon quotidien. Elles ont été sources d’inspiration par leur musique, leur manière de s’incarner et de faire carrière. Ces femmes ont été des role models de près ou de loin tout au long de ma vie et donc oui, inconsciemment, ça ouvre la voie.

Ces artistes qui ont aidé plusieurs générations d’adolescentes et de jeunes femmes à être elles-mêmes n’ont pas reçu un traitement médiatique de leur œuvre pop à la hauteur de leur flamboyance. Jamie Lynn Spears, la sœur de Britney, s’est récemment adressée aux médias en les avertissant: “Vous devez mieux faire.” On lui répond par ces lignes qu’on l’a entendue et on citera le titre d’un hit d’une autre idole pop, Kylie Minogue, tel un acte de foi: Never too late.

Violaine Schütz


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