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Cinéma

Les 5 films Cheek à voir cet automne

“Aline”, de Valérie Lemercier © RECTANGLE PRODUCTIONS/GAUMONT/TF1 FILMS PRODUCTION, DE L'HUILE/ PRODUCTIONS CARAMEL FILM INC./PCF ALINE LE FILM INC./BELGA PRODUCTIONS


De la comédie, du thriller, de l’aventure: voici nos 5 films à voir pour faire passer l’automne 2020.

C’est officiel, les grosses sorties américaines de 2020 sont encore décalées pour cause de pandémie. Pas de Black Widow, pas de Mort sur le Nil, pas de Mulan pour encore quelque temps… Heureusement, le cinéma français, le cinéma indépendant et Netflix vont nous fournir de quoi occuper nos soirées.

 

Le plus actu: Parents d’élève, de Noémie Saglio

Le pitch: Vincent (Vincent Dedienne) va faire sa première rentrée en tant que nounou. Un boulot facile si ce n’était pour Bart, l’enfant dont il a la charge. Pour ne pas que ses camarades apprennent qu’il n’a pas de père, Bart fait passer Vincent pour son père. Et Vincent, amoureux de la maîtresse (Camélia Jordana), joue le jeu. 

Pourquoi on y va: Noémie Saglio, la créatrice de Connasse et Plan Cœur, analyse avec humour et tendresse l’influence des parents sur leurs enfants et rit de leur amour débordant et de leur obsession de bien faire. Le film touche à des sujets de société en mettant en scène des pères très présents, l’un gay, l’autre misogyne, des mères célibataires, ainsi qu’un enfant  né d’un don de sperme. On regrette juste que la question du rapport au donneur soit traitée de façon si cliché et légère. Elle mérite mieux que d’être utilisée comme outil narratif pour permettre une histoire d’amour hétéro comme il faut. 

En salles le 7 octobre.

 

Le plus rigolo: Aline, de Valérie lemercier

Le pitch: Valérie Lemercier interprète Céline Dion, euh Aline Dieu, une jeune Québécoise à la voix d’or qui veut devenir une star. La suite, vous la connaissez.

Pourquoi on y va: Céline Dion et son sens de l’humour, son grain de folie, méritait bien plus qu’un biopic ordinaire et c’est ce que lui offre Valérie Lemercier. Aline est une comédie décalée qui nous permet de mieux comprendre la star, sa place dans sa famille nombreuse, son rapport à sa mère, son histoire d’amour peu commune avec René, ses difficultés à avoir une famille, et surtout sa musique. Et en plus, la bande-son est impeccable.

En salles le 18 novembre.

 

Le plus dépaysant: Maternal, de Maura Delpero

Le pitch: Pour terminer sa formation de sœur, Paola se rend dans un foyer catholique pour mères adolescentes de Buenos Aires. Elle y rencontre Luciana et Fatima, deux jeunes mères aux tempéraments opposés. Les trois femmes vont devoir s’entraider et repenser leur rapport à la maternité.

Pourquoi on y va: Maternal se vit comme un huis clos hors temps et sans homme. On pense à eux quand on voit ces jeunes femmes essayer de se relever après avoir été abusées ou abandonnées par des hommes. On les oublie quand on voit ces femmes se soutenir, s’aider, grandir. Maternal est un film émouvant, attachant et drôle. 

En salles le 7 octobre.

 

Le plus badass: Enola Holmes, de Harry Bradbeer

Le pitch: Enola Holmes (Millie Bobby Brown) a une mère fantasque (Helena Bonham Carter), un grand frère détective, et un autre dans les arcanes gouvernementaux. Quand sa mère disparaît sans laisser de traces, ce dernier l’envoie en pensionnat pour la transformer en Lady digne de ce nom. Enola Holmes prend la fuite pour la retrouver. Son voyage l’amène dans la ville de Londres, où elle se retrouve confrontée à un jeune Lord en cavale et à la lutte contre le droit de vote des femmes.

Pourquoi on le regarde: Enola Holmes est un film d’aventure entraînant avec une jeune héroïne “badass”. Enola est aussi intelligente que son frère, mais sait en plus concocter des bombes, faire du jiu-jitsu et jouer de son statut de jeune femme. Eprise de liberté, elle se soucie peu de son apparence et des attentes de la société. Pour autant, ne vous attendez pas à un film féministe. L’histoire d’amour y est plus importante que la lutte pour le droit de vote, et les militantes passent pour des radicalistes dangereuses et égoïstes. Un bon film à regarder pour se vider l’esprit donc.

Enola Holmes, déjà sur Netflix. 

 

Le plus vintage: Rebecca, de Ben Wheatley

Le pitch: Les années 30. Une jeune dame de compagnie (Lily James) en vacances avec sa patronne fait la rencontre de Maxim de Winter (Armie Hammer). Quelques jours plus tard, elle l’épouse et le suit dans son immense demeure de Manderley, en Cornouailles. Là, elle doit composer avec une gouvernante acariâtre, Mrs Danvers (Kristin Scott Thomas), et le fantôme omniprésent de la première épouse de son mari, Rebecca.

Pourquoi on le regarde: Adapté du roman homonyme de Daphné du Maurier, Rebecca était le premier film américain d’Alfred Hitchcock et le seul qui lui a valu un Oscar du meilleur film. C’est aussi un film culte dans la communauté LGBTQ+ pour son sous-texte lesbien. Adapter cette œuvre est donc ambitieux mais permet de l’explorer sans les contraintes de la censure de l’époque.

Rebecca, déjà sur Netflix.


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