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société

Le Cheek Point

Pourquoi les femmes sont-elles si peu prises au sérieux par leurs médecins?

©ABC Studios


On a lu pour vous ce papier de Slate qui traduit une enquête du New York Times sur la façon dont la plupart des médecins, consciemment ou non, sous-estiment les douleurs éprouvées par leurs patientes, et on vous le conseille fortement.  

“‘Les professionnels de santé peuvent, inconsciemment, avoir intériorisé des données biaisées qui impactent la manière dont les femmes sont entendues, comprises et traitéesexplique Docteure Tia Powell, professeure d’épidémiologie clinique à l’Albert Einstein College de New York. 

Les connaissances transmises aux étudiants en médecine proviennent de textes scientifiques rédigés par des hommes il y a plusieurs dizaines d’années… voire siècles! Et dont les conclusions sont aussi désuètes qu’inadaptées aux réalités biologiques du sexe féminin. ‘Les facultés de médecine prennent progressivement conscience de ce problème, mais il y a encore du chemin à parcourir’, poursuit la chercheuse qui, malgré sa profession, a elle-même été victime d’un mauvais diagnostic. 

‘Il y a un certains temps, j’avais perdu 5 kilos en deux mois. Je suis allée voir mon médecin en lui disant craindre le retour d’une maladie chronique dont je souffrais par le passé. Après avoir exposé plusieurs arguments allant à l’encontre de ma suggestion, il avait ajouté:Et vous avez sûrement fait un régime -sans que je n’aie dit quoi que ce soit qui puisse laisser penser cela. Je doute que le docteur aurait supposé la même chose concernant un patient masculin’. Après une batterie d’examens, l’intuition de Tia Powell s’était d’ailleurs révélée juste.”

Publié dimanche 6 mai sur Slate, l’article Quand les médecins sous-estiment les maux des femmes reprend (et traduit) une enquête menée par la journaliste du New York Times, Camille Noe Pagán. On y découvre que le système de santé est pensé par et pour des hommes et que la majorité des praticiens ne sont pas toujours attentifs aux maux et aux ressentis de leurs patientes. Mettant généralement leurs douleurs sur le compte de troubles psychosomatiques, les médecins banalisent les souffrances de femmes qu’ils infantilisent. Décidément, il reste quelques progrès à faire pour lutter contre le sexisme dans le monde médical.

À lire le plus vite possible sur Slate

 


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