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société

Le Cheek Point

“Les violences ne sont pas de la ‘séduction augmentée’”: Caroline De Haas répond à la tribune du Monde

Caroline de Haas dans “On n'est pas couché” en avril 2016 / capture d'écran


On a lu la tribune “Les porcs et leurs allié·e·s ont raison de s’inquiéter”, en réponse au texte publié dans Le Monde et on vous la conseille.

A chaque fois que les droits des femmes progressent, que les consciences s’éveillent, les résistances apparaissent. En général, elles prennent la forme d’un ‘c’est vrai, certes, mais…’.  Ce 9 janvier, nous avons eu droit à un ‘#Metoo, c’était bien, mais…’. Pas vraiment de nouveauté dans les arguments employés. On retrouve ces derniers dans le texte publié dans Le Monde comme au boulot autour de la machine à café ou dans les repas de famille. Cette tribune, c’est un peu le collègue gênant ou l’oncle fatigant qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer. [...] Les signataires de la tribune mélangent délibérément un rapport de séduction, basé sur le respect et le plaisir, avec une violence. Tout mélanger, c’est bien pratique. Cela permet de tout mettre dans le même sac. Au fond, si le harcèlement ou l’agression sont de ‘la drague lourde’, c’est que ce n’est pas si grave. Les signataires se trompent. Ce n’est pas une différence de degré entre la drague et le harcèlement mais une différence de nature. Les violences ne sont pas de la “séduction augmentée”. D’un côté, on considère l’autre comme son égal.e, en respectant ses désirs, quels qu’ils soient. De l’autre, comme un objet à disposition, sans faire aucun cas de ses propres désirs ou de son consentement.”

Dans une tribune intitulée “Les porcs et leurs allié·e·s ont raison de s’inquiéter”, publiée sur le site Francetvinfo ce matin, une trentaine de féministes démontent les arguments du texte paru hier dans Le Monde en défense de la “liberté d’importuner, co-signé notamment par Catherine Deneuve. La militante Caroline De Haas, les journalistes Lauren Bastide et Giulia Foïs, la porte-parole des Effronté.es Fatima Benomar ou encore Anais Bourdet, fondatrice de Paye Ta Shnek s’attaquent donc aux clichés utilisés par les détracteurs des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc: “On risquerait d’aller trop loin”, “On ne peut plus rien dire”, “C’est du puritanisme”, “On ne peut plus draguer” et “C’est de la responsabilité des femmes [de ne pas être agressées]”. Et de conclure très justement: “Les porcs et leurs allié·e·s s’inquiètent? C’est normal. Leur vieux monde est en train de disparaître. Très lentement -trop lentement- mais inexorablement. Quelques réminiscences poussiéreuses n’y changeront rien, même publiées dans Le Monde.”

A lire le plus rapidement possible sur Francetvinfo.


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