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société

Le Cheek Point

#MosqueMeToo: des musulmanes dénoncent les agressions sexuelles subies lors de leur pèlerinage

Capture d'écran d'un tweet de Mona Eltahawy


On a lu pour vous cet article de Marianne sur le hashtag #MosqueMeToo, qui dénonce les atteintes sexuelles subies par certaines femmes lors de leur pèlerinage à La Mecque et on vous le conseille fortement. 

Est-ce un effet de loupe médiatique ou bien l’amorce d’une libération de la parole des musulmanes? Il y a une semaine, le 6 février, le mouvement #MeToo accouchait d’un nouveau loupiot: #MosqueMeToo, un mot-clé destiné aux femmes de confession musulmane, et qui leur propose de ’briser le tabou’ des violences sexuelles qu’elles peuvent subir dans des lieux de culte. Parus pour l’essentiel sur Twitter, ces récits, pour certains édifiants, relatent des agressions sexuelles survenues lors du hajj, le pèlerinage à La Mecque, en Arabie saoudite, où affluent chaque année près de 2 millions de fidèles, dont une moitié de femmes. […]

Anggi Angguni, une Écossaise, conserve elle aussi d’‘horribles souvenirs’ de La Mecque. ‘Les gens pensent que La Mecque est l’endroit le plus sacré pour les musulmans, donc personne n’y ferait rien de mal. C’est entièrement faux’, écrit-elle, avant de préciser ce qui lui est arrivé dans la ville saoudienne: ‘Un jour quelqu’un a touché mes seins et les a pressés. J’étais choquée. Le type derrière moi a soudain fait semblant de ne rien avoir fait et est parti. J’étais choquée, et ce que j’ai fait, c’est que j’ai juste pleuré en silence.’”

Dans un article publié hier sur le site de Marianne, le journaliste Paul Conge revient sur l’itinéraire du hashtag #MosqueMeToo, qui dénonce les agressions sexuelles subies par des femmes musulmanes lors de leur pèlerinage à La Mecque (Arabie Saoudite). C’est un premier témoignage, partagé sur Facebook le 2 février par la jeune Pakistanaise Sabica Khan et supprimé depuis, qui est à l’origine de l’indignation. Elle raconte s’être fait “pincer les fesses” dans le lieu saint. Ses propos sont repris trois jours plus tard par la journaliste égypto-américaine Mona Eltahawy. Sur son compte Twitter, elle évoque elle aussi les atteintes sexuelles dont elle a été victime lors de son hajj en 1982. Pour “aider les femmes musulmanes à rompre le silence et le tabou”, elle lance le hashtag #MosqueMeToo. Plus de 7000 tweets contenant le mot-clé auraient été recensés dimanche.

Pour autant, Marianne rappelle qu’il est difficile d’identifier les auteurs des témoignages et leur véracité. Certains internautes soupçonnent d’ailleurs une instrumentalisation du hashtag dans le but de “salir l’islam”. Pour conclure, l’article cite une éditorialiste du Guardian, Aisha Sarwari qui explique à quel point dénoncer le harcèlement peut être difficile dans une communauté religieuse, parce qu’il est malheureusement demandé aux femmes “de se taire au nom d’une cause plus grande”.

À lire le plus vite possible sur le site de Marianne.


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