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société

Le Cheek Point

Quand Maïa Mazaurette se paye “la séduction à la française”

“Les Liaisons dangereuses”, DR


On a lu pour vous la chronique L’homme propose, la femme dispose, la séduction implose, de Maïa Mazaurette, qui démonte l’argumentaire sexiste de Brigitte Lahaie sur la séduction à la française, et on vous la conseille fortement.      

Notons aussi que cette situation présentée comme agréable est affreuse. Si l’homme propose, il peut proposer à toutes les femmes qui lui plaisent (et c’est exactement la permission qu’il prend, comme le montre l’amas de messages que reçoivent les femmes en trois secondes sur les sites de rencontre). Si la femme dispose, elle dispose entre des choix limités, dont potentiellement aucun ne convient. C’est-à-dire qu’un homme qui réussit sa proposition obtient satisfaction. Mais une femme qui réussit sa disposition peut parfaitement se retrouver avec un choix par défaut complètement nul (‘il faut être raisonnable’).

Quand on dit ‘la femme dispose’, on implique que ‘la’ femme prend ce qu’on veut bien lui donner. Et que ses propres désirs, ses propres coups de foudre, doivent être passés sous silence -en espérant que l’autre 1) remarque, 2) propose. ‘La femme dispose’ signifie que la femme est un fruit passif, muet, aveugle, sans capacité de décision ou d’action, attendant d’être cueilli, qui consent plutôt que désire. Ce qui a une conséquence grave: on dispose des femmes bien plus qu’elles ne disposent d’elles-mêmes.

Dans sa chronique du 11 mai, postée sur son blog Sexactu, hébergé par GQMaïa Mazaurette tacle la “séduction à la française” et une certaine conception machiste du jeu amoureux. Titrée L’homme propose, la femme dispose, la séduction implose, cette chronique est une réponse aux propos de Brigitte Lahaie qui a déclaré dans un entretien accordé début mai au Parisien: “Les premiers romans érotiques, les premiers livres où l’on parle de séduction viennent de France! C’est complexe parce que, dans l’esprit des gens, la femme y est soumise et l’homme, conquérant. Mais c’est faux. L’homme propose et la femme dispose, c’est ça la séduction à la française.” L’animatrice radio, signataire de la tribune du “droit d’importuner”, se disait inquiète que cette supposée séduction ne disparaisse suite au mouvement #MeToo.

À lire le plus rapidement possible sur GQ.fr.


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