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Iran

#DancingIsNotACrime: en Iran, la danse devient un symbole d'émancipation des femmes

Maedeh Hojabri dans l'une de ses vidéos, DR


Hier, Amnesty International a lancé un hashtag pour soutenir les Iraniennes arrêtées en mai dernier pour avoir dansé en public.

#DancingIsNotACrime. Lancé hier par Amnesty International, ce hashtag accompagné d’une vidéo où des femmes dansent joyeusement dans la rue soutient les Iraniennes arrêtées en mai dernier pour avoir dansé en public. En effet, en Iran, les femmes n’ont le droit de danser devant des hommes que dans le cadre familial et elles doivent dans tous les cas porter le voile.

Pourtant, elles sont nombreuses à outrepasser l’interdiction. Maedeh Hojabri est l’une d’entre elles. A 18 ans, la jeune femme publie sur Instagram des centaines de vidéos où elle danse sans voile sur des musiques diverses, allant du reggaeton à la pop américaine. En mai dernier, elle a été arrêtée et emprisonnée avec trois autres jeunes filles pour avoir dansé en public. Si elle a finalement été relâchée sous caution, elle en ressort visiblement traumatisée. La semaine dernière, elle a admis en pleurs lors d’une interview sur la chaîne public Irib TV que ses vidéos enfreignaient les normes morales de son pays. Lavage de cerveau ou discours dicté à l’avance, les paris sont ouverts.

Pour contester ces arrestations, des vidéos de femmes qui dansent dans la rue ont afflué sur internet. De nombreux internautes ont soutenu Maedeh Hojabri et la liberté des femmes Iraniennes. Pourtant, les défenseurs de la société patriarcale qui règne en Iran n’ont pas hésité à se lever contre Instagram, le seul réseau social occidental encore autorisé, et ont estimé qu’il devrait être interdit. Alors pour contrer l’oppression des femmes, continuez à danser Mesdames. 

 

 

 

Alexandra Vépierre


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