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culture

cinéma

3 films féministes à voir au cinéma cette semaine

© sistersandbrothermitevski


On vous montre les trois bandes-annonces qui nous donnent envie d’aller au cinéma cette semaine. 

Semaine chargée sur les écrans de cinéma avec la sortie de l’excellent documentaire Female Pleasure, dont on vous parlait il y a quelques temps, et celle de Coming Out de Denis Parrot, qui ne figure pas dans notre sélection ci-dessous mais donne aussi  passablement envie de faire fumer la carte UGC. Trois autres films ont retenu notre attention, dont un beau long-métrage macédonien qui renvoie les religions à leur absurdité sexiste, et deux documentaires qui s’inscrivent dans l’actu anniversaire de Mai 68 en mettant à l’honneur quelques figures féminines de l’ombre. 

 

Dieu existe, son nom est Petrunya, de Teona Strugar Mitevska 

Le pitch: A Stip, petite ville de Macédoine, tous les ans au mois de Janvier, le prêtre de la paroisse lance une croix de bois dans la rivière et des centaines d’hommes plongent pour l’attraper. Bonheur et prospérité sont assurés à celui qui y parvient. Ce jour-là, Petrunya se jette à l’eau sur un coup de tête et s’empare de la croix avant tout le monde. Ses concurrents sont furieux qu’une femme ait osé participer à ce rituel. La guerre est déclarée mais Petrunya tient bon: elle a gagné sa croix, elle ne la rendra pas.

Pourquoi on a envie de le voir: Cette héroïne aussi spontanée que persévérante, qui brise les traditions sexistes et en dénonce l’absurdité, nous inspire. Et puis, à l’heure où Notre-Dame a récolté des millions pour sa reconstruction, questionner les positions ultra-patriarcales des religions ne peut pas faire de mal. 

 

Filles de mai, de Jorge Amat

Le pitch: “Depuis 50 ans, l’histoire de Mai 68 est racontée par des hommes, presque exclusivement : pouvoir politique, leaders étudiants, responsables syndicaux, ou encore commentateurs… Comme si les femmes n’avaient pas leur place dans cette histoire, n’y avaient été que des figurantes. Pourtant, et ce n’est pas un des moindres aspects de ces années, elles ont permis l’émergence d’un discours féministe moderne et structuré. Ce documentaire donne à entendre cette autre parole, étonnamment confisquée depuis, cet autre récit au féminin, comme un écho qui résonne aujourd’hui à l’heure où la place des femmes, leurs prises de parole, secoue toutes les structures de la société.

Pourquoi on a envie de le voir: La bande-annonce fait un peu bricolée et l’utilisation de l’hymne du MLF, couplée aux images en noir et blanc, donne forcément un côté suranné à l’ensemble. Peu importe, on a envie de regarder ce film pour rendre hommage à nos prédécesseuses, à leur courage et à leur actions. 

 

Lettre à Inger, de Maria Lucia Castrillon

Le pitch: Inger Servolin est l’une des premières femmes productrices de documentaires en France. Elle fonde en 1968 la coopérative Slon devenue Iskra en 1973, une des rares maisons de productions de l’époque qui existe encore. Ces films constituent une part essentielle du patrimoine documentaire français.

Pourquoi on a envie de le voir: Clairement, Lettre à Inger s’adresse avant tout aux passionné·e·s de cinéma et de documentaires: amateur·rice·s de Chris Marker, dont elle fut la productrice, ce film est pour vous. Pour les autres, Lettre à Inger sera l’occasion de découvrir une femme encore trop méconnue du grand public, et l’état d’esprit libertaire avec lequel elle a toujours mené sa carrière.

Clotilde Dupin


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